Le phare aux orques ou soigner l’autisme par la nature sauvage

 

Une belle claque et quelques larmes sincères, ici, avec ce film de Gerardo Olivares qui raconte l’histoire d’une mère qui emmène son fils autiste jusqu’en Patagonie dans l’espoir qu’un ranger et un groupe d’orques sauvages pourront l’aider à établir une connexion émotionnelle.

Ici, l’on parle d’autisme. Le film étant inspiré d’une histoire réelle, cela amplifie d’autant plus ce que l’on ressent.

Pas de pathos ici , juste le bon dosage entre épopée sauvage et drame familial.

La mère dans le film est une femme simple qui ressemble à beaucoup de mères courage. Le ranger est un beau brun,ténébreux et un aventurier solitaire et sauvage ( Un peu cliché tout de même).Le petit garçon est touchant et très intuitif.

Dans ce film les paysages de Patagonie sont à couper le souffle. Au travers des bancs d’otaries, des chevaux et des orques sauvages on se sent tout petit face à la nature puissante qui reprend ici ses droits.

L’autisme est un sujet très sensible car encore trop méconnu dans nos sociétés. L’autisme fait peur car la personne évolue dans sa bulle. Elle peut avoir des réactions imprévisibles et le monde extérieur s’avère pour elle bien compliqué. Une grande difficulté à créer des liens sociaux et à se conformer à la « norme ». Un monde intérieur très riche pour la personne autiste mais un comportement jugé asocial,inadapté.

Quoi de plus beau que la nature sauvage et les orques pour tisser une relation émotionnelle pour un petit garçon autiste? Ces mêmes orques qui sont des chasseurs et des prédateurs pour des otaries sans défense sont également capable d’amitié et donc de sentiments. ils ne rejettent pas l’autiste parce qu’il est différent. Ils l’acceptent car c’est un ami qui se montre bienveillant et doux. C’est un camarade de jeu.

 

La scène de fin est vraiment touchante car elle montre qu’un autiste jugé sévère , peut établir une connexion emotionnelle avec autrui. Quand un autiste aime, il peut déplacer des montagnes. Il peut,comme dans la scène de fin du film, chevaucher tout seul un cheval pour se rendre là où son destin l’appelle. Peut-être même, plus qu’un autre, il ressent ce que l’animal lui transmet. Il établi un lien particulier avec l’animal.

 

Bref , à regarder !

 

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :