Départ des Maasaï de Tanzanie

 

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Tanzanie : Le grand départ  de la tribu Maasaï ?

 

 

 

La Tanzanie est une destination de choix pour les amoureux de la nature brute. Les vastes étendues sont habitées par l’une des plus importantes concentrations d’animaux sauvages au monde. Le parc national du Serengeti, celui du mont Kilimandjaro ou le cratère du Ngorongoro s’inscrivent comme le berceau culturel du pays. La Tanzanie, c’est aussi et surtout ses habitants. Ceux qu’on ne présente plus sont les Maasaï, tribu ancestrale du pays. Au cœur d’un scandale visant le gouvernement Tanzanien, on les dit menacés d’expulsion voir déjà partis. Vers l’exil de ces illustres nomades en toges rouge?

 

 

C’est l’ONG Avaaz, spécialisée dans les pétitions en ligne qui a alerté les médias et l’opinion publique. Selon Avaaz, le gouvernement Tanzanien aurait réactivé un projet abandonné en 2013, qui prévoyait l’expulsion d’une communauté Maasaï, de 1.500 km2 de ses terres, dans la région de Loliondo, près du fameux Parc national du Serengeti.

Ces terres devaient être distribuées à une entreprise travaillant pour la famille royale des Émirats arabes unis pour en faire une réserve de chasse. L’association assure que la communauté Maasaï concernée s’était vu offrir un milliard de shillings tanzaniens (450.000 euros) en échange de ses terres, soit à peine plus de 10 euros pour chacune des 40.000 personnes menacées d’expulsion.

 

Des accusations démenties au sein du gouvernement Tanzanien

Des « accusations » démenties par le ministre des Ressources naturelles et du Tourisme, Lazaro Nyalandu, pour qui « Les allégations selon lesquelles 40 000 Maasaï seraient en cours d’expulsion étaient fausses, infondées et injustifiées. Le motif invoqué, qui serait l’achat des terres en question par une riche famille du Moyen-Orient, n’est que pure invention et contraire à la législation tanzanienne».

Pour rassurer l’opinion publique et la Communauté Maasaï, des membres de la Commission parlementaire permanente pour le territoire, les ressources naturelles et l’environnement, devraient se rendre dans la région de Loliondo afin de témoigner de la position du gouvernement et de discuter directement avec le peuple Maasaï.

De même, le président tanzanien Jakaya Kikwete s’est exprimé en personne et s’est opposé via un message posté sur le réseau social Twitter à ce que les Maasaï soient chassés de leurs terres ancestrales : « Il n’a jamais été question, ni ne sera jamais question qu’un projet du gouvernement évince le peuple Maasai de leur terre ancestrale ».

 

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Une victoire Maasaï

Avaaz, dont la pétition en ligne a recueilli plus de 1,7 millions de signatures, s’est félicitée de la déclaration du chef de l’état. On peut s’interroger alors sur le pouvoir de l’association, qui semble bénéficier d’une influence de taille sur l’opinion publique. Bien que le gouvernement tanzanien ait démenti le projet de la construction d’une réserve de chasse, les signatures ne cessent de grimper encore à l’heure actuelle.

Sur son site en ligne, l’association informe que la victoire est là, cependant « Les Maasai attendent une confirmation écrite, mais cet engagement est une immense victoire que d’aucuns pensaient impossible ».

 

Pression de la société moderne

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Force est de constater que les Maasaï font face à une pression de plus en plus difficile à gérer de la part de la société moderne. Devenus une attraction touristique, ils ont du mal à préserver leur culture originelle. Face aux puissances industrialisées, la tribu autochtone peine à s’imposer au vu d’intérêts financiers et stratégiques de plus en plus pressants. The Citizen mentionne dans un article publié le 16 novembre, le déclenchement d’un incendie par les Maasai au sein d’un camp dans la région du Kilimandjaro. Un incident qui se veut alors révélateur de la pression exercée sur ces populations tribales par la société moderne. Jusqu’à quand les Maasaï pourront t’ils résister et conserver leur culture propre ? Les indiens Navajos eux-mêmes ont eu du mal à accepter l’utilisation de leur image à des fins marketings, au sein de sociétés qui partagent des valeurs culturelles différentes.

 

 

 

Chirine AICHE.

Article que j’ai réalisé dans le cadre d’un projet en Master 2 CRDM.

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