SWEET NOVEMBER, le film : Cancer et droit au bonheur

 

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Sweet November, est un classique pour les romantiques, idéal à l’approche des fêtes. Ce film qui traite du sujet sensible du cancer s’inscrit parfaitement au terme de l’actualité à venir lors de la Journée mondiale contre le cancer, le 4 février 2015 « World Cancer Day 2015 » .Retour sur une œuvre qu’on sort volontiers de son placard.

Nelson Moss est un publicitaire ambitieux et obsédé par son travail. En pleine concentration lors d’un important examen de conduite, Nelson est dérangé par une jeune femme arrivée en retard. Elle s’appelle Sara Deever. Joviale, zen, pleine d’énergie, maladroite aussi mais elle voit en Nelson quelqu’un de bien. Et ce n’est pas tout ! Sara possède le don de pouvoir transformer les hommes en moins d’un mois. En ce mois de novembre, période clé du film, Sweet November semble être le film à découvrir. Charlize Theron et Keanu Reeves incarnent un couple marquant, tirant leurs forces l’un de l’autre. Le film simple et efficace donne à réfléchir sur la notion de « bonheur ».

 

La réalité de la maladie

 

Personnage atypique, Sara Deever fascine par sa joie de vivre et sa spontanéité. Le cancer qui la frappe au milieu du film est un tournant qui ne laisse pas sans réactions. La réalité de la maladie est ici dépeinte. Les effets du cancer, la transformation physique, la dépendance sont ici montrés sans détours. Si la fin pourrait surprendre, elle reflète aussi ce réalisme cru.

Depuis « La mort intime » parue en 1981, le Docteur Marie de Hennezel revendique «  un accompagnement de qualité pour les malades incurables et une approche plus humaine des dernières heures de vie. » Faut-il encore vouloir de cette aide et se laisser aller quand on sait que ce qui va rester de nous est l’image d’un malade ? Qu’en est-il de l’amour face à cette épreuve ? La décision de l’héroïne Sara représente une des multiples visions de la maladie. Elle impose son choix douloureux mais inévitable face à son amour.

Une course au bonheur

Au fil du drame on découvre et l’on apprend à apprécier les petits bonheurs de la vie. Dans nos sociétés où le travail est devenu prépondérant, Sweet November nous amène à nous poser des questions. Qu’est ce que le bonheur ? Comment être heureux ? Le personnage clé de Sara Deever incarné par Charlize Theron, semble en savoir plus sur la simplicité de la vie alors qu’elle-même va bientôt en être ôtée.

Le film nous livre une morale : Le vivons vrai. Si le plus grand mystère de tous les temps, celui du bonheur, n’a jamais pu être clairement élucidé, le film donne des notions importantes et nous amène à aller vers l’autre, sans retenue. Sara invite à lâcher un téléphone portable omniprésent et à se concentrer sur ses proches. Dans son ouvrage « Ces dépendances qui nous gouvernent », le docteur William Lowenstein a consacré un chapitre sur le portable, qu’il qualifie «  d’insupportable. » il décrit l’objet comme « une prothèse intime, biomécanique, sans laquelle nous ne pouvons plus vivre ». Un recentrage cinématographique sur des notions importantes donc.

 

Un film qu’on jugera pleins de mièvrerie ou touchant selon sa propre sensibilité et son rapport à la maladie.

Chirine AICHE.

 

 

 

 

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